Le Hobbit - La Bataille des Cinq Armées

Le dernier volet du Hobbit, la fin d'un long voyage et quel voyage! C'est avec la Bataille des Cinq Armées que Peter Jackson clôt son aventure en Terre du Milieu, un périple de près de 13 ans si je ne m'abuse qui nous a permis d'admirer les magnifiques paysages de Nouvelle-Zélande en suivant le chemin de nos héros. Mais que peut-on dire de ce dernier film? 

 

Petite remarque : j'ai vu le film deux fois. La première le 10 décembre 2014, le jour de sa sortie, en VOST 3D et la seconde le 4 janvier 2015 en VF.

 

Pour ma part, je trouve que La Bataille des Cinq Armées est le plus réussi des films de la trilogie, notamment d'un point de vue narratif , avec la présence de nombreux temps forts et d'émotions (également présents dans les autres volets mais avec une moindre intensité).

 

Ce film a un atout qui est, je trouve, important : les mouvements de caméra, que ce soit des panoramiques ou des travellings, Jackson filme avec un fluidité qui nous emporte de suite au cœur de l'action. D'ailleurs, en parlant d'action, la scène d'ouverture, différente de celles auxquelles nous avait habitué Jackson, fait démarrer le film avec un certain dynamisme et raccorde parfaitement avec la fin de La Désolation de Smaug. La 'couleur' du film est assez sombre, chaque plan a une touche de gris qui montre que ce volet annonce la montée en puissance des forces du Mal.

 

Côté décors, Peter Jackson nous a habitué à mieux. On retrouve ici plus de décors reconstitués par ordinateur que de bons vrais décors et en cela, le film perd de sa réalité et paraît moins authentique que le Seigneur des Anneaux. En revanche, les proportions sont faites de telle sorte que le spectateur se met à la place d'un nain ou d'un hobbit et qu'il fait partie de la compagnie.

Cette impression est également visible avec certains plans et certaines positions de caméra (parfois pratiquement subjectives), notamment dans la scène où Bilbo parle avec Bard, Thranduil et Gandalf.

Les plans rapprochés ont un impact sur le spectateur, en particulier lorsque Thorin parle avec Bilbo alors que les nains se préparent pour la bataille, où l'on se retrouve proche d'un personnage qui nous fait froid dans le dos et cela augmente l'immersion dans le film.

 

Il n'y a rien à redire sur les acteurs, mis à part Orlando Bloom qui en fait un peu trop dans ce volet et qui montre que Jackson s'est bien amuser mais c'est d'un ridicule...Sinon, Martin Freeman garde bien son rôle de Hobbit courageux et attachant, que l'on regrette de devoir quitter à la fin du film. Kili (Aidan Turner) et Tauriel (Evangeline Lilly), je dois avouer que j'ai eu du mal avec leur histoire d'amour, étant donné que j'ai lu le livre mais je m'y suis faite et j'ai essayé, en tout cas pour mon côté cinéphile, de regarder le film comme un spectateur qui n'aurait pas lu Le Hobbit et, même si cet ajout n'était pas nécessaire, il permet de s'attacher aux personnages. Ryan Gage (Alfrid) m'a fait rire dans les plans dans lesquels il apparaît et il permet au spectateur de souffler quelques secondes avant de reprendre la tension de la bataille. Petite remarque pour John Bell (Bain) que je trouve très attachant ici et qui donne, lors de la scène d'ouverture, avec Luke Evans (Bard), des moments d'émotions forts. Quelques acteurs sont un peu en retrait (Mikael Persbrandt par exemple) et c'est dommage. Bien évidemment, je garde le meilleur pour la fin avec Richard Armitage qui nous livre une prestation excellente; il arrive à jouer la folie de Thorin à merveille et on y croit, son personnage, auparavant attachant, devient effrayant puis comprend ses erreurs et redevient Thorin Écu-de-Chêne.

 

Les dialogues auraient mérité d'être plus nombreux entre les nains mais la version longue réglera sans doute ce problème. Merci beaucoup Peter pour la fin, pour l'échange entre Bilbo et Thorin ainsi que pour celui entre Bard et son fils au tout début, je ne vous remercierai jamais assez de m'avoir poussé au larmes. Bon, il faut avouer que Howard Shore est aussi impliqué, sa musique vibrant à nos oreilles du début à la fin : mis à part quelques silences à Erebor, la bataille est rythmé par une musique entraînante et je ne cesse de revoir une scène dans ma tête, lorsque Thorin et sa compagnie charge leurs ennemis en sortant d'Erebor avec un magnifique ralenti et la musique "Sons of Durin" en arrière, c'est juste un pur moment d'excellence.

 

Quelques références au Seigneur des Anneaux sont présentes dans le film et permette ainsi une transition avec la première saga (qui se trouve être pour le coup la deuxième dans la chronologie de l'histoire).

 

J'attends la version longue avec impatience car j'ai trouvé le film un peu court. La scène d'ouverture pourraît peut-être bénéficier de quelques minutes de plus et des scènes à la fin du film manque cruellement (mais une image de la version longue est passée sur le net et je suis contente d'apprendre qu'une scène importante du livre y est).

 

The Hobbit : The Battle of the Five Armies est tout simplement un excellent film, oui, je n'ai pas peur d'utiliser le terme excellent car, pour une personne comme moi qui aime ce genre de film, il est très réussi et clôt cette magnifique aventure.

 

Une dernière chose, restez pour la musique de fin ou écoutez là si vous l'avez manqué, "The Last Goodbye" chanté par Billy Boyd est sublime.