J'ai mis un peu de temps avant d'écrire cet article, je l'avoue mais j'ai beaucoup de travail. Les 40 ans des Césars se sont bien passés encore une fois, avec la présence de Sean Penn et de Charlize Theron ainsi que de Luc Besson au premier rang. Toutefois, nous, Français, n'arrivons pas à faire de l'humour comme nos homologues américains (le prochain article sera sur les Oscars, où je mettrais quelques mots sur la tenue de Neil Patrick Harris...), les nommés sont assez sérieux, mis à part les quelques comiques de la salle comme François Damiens, Pierre Niney et Guillaume Galienne qui ont bien voulu joué le jeu avec Edouard Baer pour le court-métrage 'Panique aux Césars', je m'excuse d'avance mais si Abderrahmane Sissako avait quelque peu sourit, les remises des prix auraient été un peu plus enthousiastes parce que là, je m'excuse une nouvelle fois, mais les discours de ce réalisateur, duquel je ne dénigre pas le talent (il faudra peut-être que je vois un de ces films pour affirmer cela), étaient plats et peu dynamique. Même Sean Penn a failli s'endormir (si, si, Monsieur Penn, votre tête penchait comme si vous vous ennuyiez). 

 

Allons, je ne sais pas mais quand on est nommé, c'est déjà bien mais gagner le prix est encore mieux, je pense que l'on sourit et qu'on peut afficher une tête joyeuse lorsque l'on monte sur scène, même si le film récompensé est très dur et grave.

 

Bref, nous sommes encore trop peu dans une cérémonie dynamique tout du long et il serait bien que les organisateurs donnent des possibilités, histoire de rivaliser avec la grande cérémonie des Oscars (ce serait un duel au sommet!)

 

Bon, ce n'est pas tout ça mais passons à la liste des vainqueurs.

 

C'est un triomphe pour Timbuktu d'Abderrahmane Sissako, qui rafle sept Césars : Meilleur Scénario Original, Meilleure Musique Originale, Meilleur Son, Meilleur Photo,  Meilleur Montage, Meilleur Réalisateur et Meilleur Film.

 

La Meilleur Adaptation revient à Cyril Gely et Volker Schlöndorff pour le réussi Diplomatie

 

Les Combattants sont sortis vainqueurs de trois récompenses : Meilleur Actrice pour la jeune Adèle Haenel, Meilleur Espoir Masculin pour Kévin Azaïs et le Meilleur Premier Film pour Thomas Cailley.

 

Le Meilleur Espoir Féminin a bien sûr était donné à la jeune Louane Emera pour son rôle dans La Famille Bélier.

 

La guerre des Laurent aura donné comme résultat 1-1 avec les Meilleurs Costumes pour Saint Laurent et le César du Meilleur Acteur pour le jeune Pierre Niney dans Yves Saint Laurent.

 

La Belle et la Bête a reçu le prix des Meilleurs décors.

 

Grosse surprise et c'est une première en France, l'actrice Kristen Stewart révélée par la franchise Twilight, a obtenu le César de la Meilleure Actrice dans un second rôle dans le film Sils Maria, quant au César Meilleur Acteur, il a été attribué à Reda Kateb pour sa prestation dans Hippocrate

 

Côté Meilleur Court-Métrage, le César est revenu à Emma Luchini, et Nicolas Rey pour La Femme de Rio.

 

Le Meilleur court-métrage d'animation est attribué à Petits Cailloux (qui a l'air gore et glauque) de Chloé Mazlo.

 

Le Meilleur Film d'Animation est accordé à Minuscule, la vallée des fourmis perdues, de Thomas Szabo et Hélène Giraud.

 

Le Meilleur Film documentaire revient au film Le Sel de la Terre. Et pour finir, le Meilleur film étranger est attribué à Xavier Dolan pour Mommy.

 

Bien entendu, je n'oublie pas le passage sur scène de Sean Penn, auquel Marion Cotillard a donné son César d'Honneur (mérité!) pour l'ensemble de sa carrière.

 

Une cérémonie qui a duré une heure de plus que prévue (fin à 00h45 au lieu de 00h00) qui, je l'espère, sera plus vivante l'année prochaine.

 

A demain pour les Oscars!

40ème Cérémonie des Césars