24ème Festival International du Film de Nancy - Jour 5

Nous voici à mi-parcours de cette 24ème édition et ce mardi 28 août était une petite journée avec "seulement" deux projections pour moi. 

16h30 

Découverte du film documentaire In Praise of Nothing qui convie le spectateur à un voyage autour du monde au cœur d'une histoire alambiquée qui ne convainc pas forcément. On suit le Rien dans un périple qui nous emmène au quatre coins de la planète avec un enchaînement de plans qui n'est pas toujours expressif et sensé. Iggy Pop en voix-off donne tout de suite un plus au film, surtout avec ce style qui est donné avec une histoire racontée en vers et on constate que ce qui est dit rentre quelques fois en contradictions avec ce qui est montré, ce qui témoigne d'un certain travail en ce qui concerne le montage mais qui risque de lasser les spectateurs à force de leur demander trop de réflexion pendant le visionnage. 

18h

Petite pause entre les deux séances, j'en profite pour écouter les répétitions du groupe Super Cut qui se produit le soir-même dans la cour de la Manufacture, un mélange de rock, grunge et blues bien motivant. 

18h30 

Après cette pause, je me rends à la Fabrique (petite salle de spectacle accolée au théâtre principal de la Manufacture) pour découvrir le focus sur les Balkans consacré à la Grèce. 

Autant le dire tout de suite, j'ai eu du mal avec sept films sur les huit qui étaient présentés, seul Icebergs, probablement du fait que c'est un film en stop-motion, a su me captiver grâce à sa créativité et son côté loufoque. 

Pour le reste, j'ai revu Limbo, qui était passé au Festival International du Film Fantastique de Gérardmer en 2017 et qui avait d'ailleurs remporté le prix du meilleur court-métrage. Je n'avais pas compris grand-chose et bien je n'ai pas plus compris au deuxième visionnage. L'étrangeté du film est trop opaque pour permettre une lecture claire. 

Copa-Loca a l'avantage d'être plus dynamique que les autres films et de garder un rythme soutenu pendant toute sa durée. Néanmoins, l'histoire laisse à désirer et on peine à y trouver un intérêt quelconque. 

Astrometal et 8th Continent sont deux courts-métrages qui manquent de vigueur et qui ont du mal à être expressifs. Dans le premier on a du mal à comprendre ce qu'il se passe et pourquoi les personnages ont cette attitude. Dans le second, le spectateur contemple un désert jonché de gilets de sauvetage ayant appartenu à des réfugiés et même si le plan où les gilets semblent encore avoir en eux la marque des âmes qui les ont portés en "s'illuminant", le reste est plat, trop creux pour garder un spectateur attentif. 

Hiwa est pénalisé par des plans à l'épaule beaucoup trop mouvants pour ne pas lasser, même si cela semble témoigner du trouble du personnage principal. 

Helga är in Lund est très particulier. Doux-amer, ce film nous laisse avec une sensation étrange et on ne sait pas trop comment réagir surtout avec une fin aussi abrupte. Sans doute manque-t-il une ou deux scènes pour bien cerner le propos. 

Enfin, Préparation, qui montre comment trois personnes se préparent au décès de l'une d'entre elles, laisse aussi une étrange impression chez le spectateur. Une manière de parler de la mort de manière d'aborder la mort d'une manière peu conventionnelle mais qui ne séduit pas vraiment.  

Vous l'aurez compris, les films grecs, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé mais je pense que tout le monde devrait voir un film grec pour se faire sa propre idée car il y a de bonnes idées parfois mais la froideur qui ressort dans plusieurs de ces films empêchent d'y adhérer pleinement. 

20h45

Fin de la projection et fin de ce cinquième jour au festival pour moi. Au programme du lendemain : un documentaire et une fiction (encore une "petite journée").