Les Gardiens de la Galaxie Vol.2

Retour des antihéros sauveurs et gardiens de la galaxie dans une suite pétillante mais un brin trop enfantine au début du film. 

 

Peter Quill alias Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket et bébé Groot, les gardiens de la galaxie, continuent leurs petites affaires et cherchent à préserver leur nouvelle famille. En pleine recherche sur la filiation de Peter Quill, ils vont faire de nouvelles rencontres qui pourraient bien changer leur vie. Les ennemis d'avant sont là mais vont rapidement se ranger aux côtés des Gardiens car seule l'union fait la force face au nouveau danger qui menace la galaxie.

 

Très différent des autres films Marvel, Les Gardiens de la Galaxie vol.1 avait montré un univers coloré avec des héros déjantés et une musique des années 1980 poussée à fond. Dans ce volume 2, la recette est similaire et offre des plans à la photographie incroyable et intense, une explosion de couleurs qui en met plein les yeux. Les nouvelles chansons nous donne envie de bouger comme le fait bébé Groot lors du générique au début du film et les héros sont toujours aussi fun, même un peu trop.

 

En effet, le film se veut, à l'instar du premier, fun mais les gags du début du film sont un peu lourds, qu'il s'agisse des fous rires de Drax exagérés ou des répliques qui cassent l'ambiance sérieuse installée, il y a un surplus qui rend le tout difficile à digérer. Néanmoins, dès que les Gardiens sont sur la planète d'Ego et que celui-ci discute avec Peter Quill de l'univers, le film prend un nouvel élan et revient à une ambiance plus sombre tout en conservant des tonalités amusantes et bienvenues par la suite. 

 

Mais, derrière l'amusement se cache aussi une réelle sensibilité et l'émotion est au rendez-vous dans ce deuxième volet. En effet, si on rit, notamment par rapport à bébé Groot qui est très mignon mais pas très malin pour notre plus grand plaisir, on verse une larme (voire deux ou trois) à la fin du film, qui se révèle tout aussi intense, si ce n'est plus, que celle des Gardiens de la Galaxie vol.1. Tout ce qui relève de la famille, au sens propre comme au figuré, est plus approfondi et donne une séquence finale riche en émotions. 

 

Dans cette grande famille, de nouveaux visages apparaissent : Mantis, jouée par la frenchie Pom Klementieff, est une extraterrestre qui a la capacité de ressentir les émotions des autres et de les modifier, et Ego, joué par Kurt Russel, est une entité cosmique. Ces deux personnages s'intègrent bien au reste des Gardiens et ont des rôles capitaux dans le film. Du côté des anciens personnages, Nebula et Yondu sont plus approfondis et le film permet d'apercevoir une nouvelle facette de leur personnalité. Notre cher Groot devenu bébé ne change pas de refrain, "je s'appelle Groot" et est une nouvelle fois très attachant. 

 

Les plans sont réussis, le spectateur est plongé dans les batailles spatiales, on a l'impression d'être aux côtés des personnages. Les affrontements sont bien filmés, on n'en perd pas une miette et le plan long du début du film qui montre les Gardiens en pleine action est maîtrisé, nous offrant une séquence éclatante et drôle. 

 

A travers une bonne mise en scène et des moments d'émotions forts, James Gunn nous régale avec cette suite et la sensation de lourdeur de certains gags du film est vite évacuée par le sensationnel. Autrement dit, "je s'appelle Groot".