Parasite
01/06/2019

Palme d'Or du 72ème Festival de Cannes, Parasite du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho est une véritable claque cinématographique qui ne laissera personne indifférent.  

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s'intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d'anglais chez les Park. C'est le début d'un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne…

Difficile de parler de Parasite mais sans trop en dire, ce film est original et diablement efficace. Son scénario riche en rebondissements ne laisse pas au spectateur un moment de répit et fait s'enchaîner les scènes à un rythme de plus en plus soutenu. 

Plusieurs plans deviendront probablement iconiques avec le temps, tout du moins ils resteront gravés dans l'esprit pour un certain temps, notamment un qui secouera même les plus téméraires. 

Bong Joon-ho mêle les genres pour mieux manipuler le spectateur dans ce thriller qui fait passer par plusieurs émotions propres à différents genres cinématographiques avec des ruptures aussi étonnantes que saisissantes. Il est alors impossible d'échapper aux images tout comme les personnages ne peuvent plus sortir de ce fameux "engrenage" du résumé.

Parasite se révèle également intéressant par les thématiques qu'il aborde, telles que la monstruosité bien évidemment, que l'on retrouve dans ses autres films, mais il y a aussi la communication, avec un véritable jeu entre le langage parlé et le non-parlé, tout comme avec les silences, ce qui donne lieu à quelques scènes qui font monter la tension.

 

De plus, il est question des rapports de force entre les différentes classes sociales qui peuvent d'ailleurs passer par des outils de communication comme les téléphones portables. Le film présente une sorte d'équilibre précaire dans ces rapports de force qui, à cause ou grâce à un événement, peuvent flancher. 

Bong Joon-ho signe avec Parasite un nouveau chef-d'oeuvre, réussi à la fois aux niveaux visuel et scénaristique, qui marquera sans aucun doute le cinéma et qui mériterait amplement d'autres récompensers prestigieuses. Futur Oscar du meilleur film étranger ? On l'espère !