The Lodge

12/02/2020

Veronika Franz et Severin Fiala, le duo à l'origine de Goodnight Mommy qui avait été plébiscité et récompensé lors de la 22ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, sont de retour avec The Lodge, un film d'horreur moyen dont l'ambiance dérangeante aurait du être plus exploitée. 

Alors qu'il vient de divorcer, Richard Marsh, essayiste reconnu spécialiste des groupes religieux extrémistes, décident d'emmener ses enfants, Mia et Aidan, ainsi que sa nouvelle compagne, Grace, dans le chalet familial pour Noël. Richard doit s'absenter quelques jours. Les enfants éprouvent du ressentiment pour Grace et, alors que l'ambiance commence à s'arranger, des phénomènes étranges se produisent. 

The Lodge reprend une thématique similaire à Goodnight Mommy, deux enfants qui se retrouvent seuls avec une figure maternelle plus effrayante que rassurante et dont la relation, bien que tendant parfois vers une amélioration, ne peut qu'empirer. 

De ce fait, pas vraiment de surprise au niveau du scénario qui reste assez convenu et ne parvient pas à tenir le spectateur en haleine tout au long du film. Seules les premières minutes sont un temps soit peu intéressantes et surprenantes mais le reste tourne dans le vide. 

C'est dommage car il y a des éléments et des pistes qui auraient pu être plus exploités voire utilisés au lieu d'être mise de côté par la suite, menant le spectateur sur des fausses pistes dont l'intérêt était plus grand que les scènes qui nous sont données à voir. 

Qui plus est, The Lodge repose principalement sur son ambiance étrange, inquiétante voire glauque. Le rythme est par conséquent assez lent et monotone, avec trop peu d'éléments dans l'intrigue pour maintenir le spectateur attentif.

 

C'est sans doute la raison pour laquelle le duo à la réalisation a tenu a travailler sur le son et à l'accentuer tant et si bien qu'il finit par être assourdissant et brusque pour les oreilles, de quoi donner quelques sursauts dans un film par moments soporifique.

Au niveau du casting, Jaeden Lieberher [dont le nom de famille est désormais Martell] s'en sort bien et parvient à amener un peu d'émotions tandis que Lia McHugh finit par agacer dans le rôle de la petite sœur. Richard Armitage et Riley Keough jouent leur rôle sans y apporter trop d'âme. Ainsi, les personnages sont peu attrayants, on peine à s'attacher à eux et à leur accorder de l'intérêt.

 

Avec The Lodge, Veronika Franz et Severin Fiala n'apportent pas grand chose de neuf aussi bien par rapport à leur précédent film, qui avait le mérite d'intriguer le spectateur jusqu'au bout, qu'aux autres films de genres similaires.