Toy Story 4

25/06/2019

On pensait que le troisième volet de Toy Story était un adieu à nos jouets préférés or il n'était en fait qu'un au revoir avant la véritable et déchirante séparation. Toy Story 4 n'était sans doute pas essentiel mais force est de reconnaître qu'il met le point final à cette saga qui a marqué plusieurs générations.

Woody a toujours privilégié la joie de ses jeunes propriétaires - Andy puis Bonnie - et de ses compagnons, n'hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L'arrivée de Fourchette, un nouveau jouet crée par Bonnie qui se considère comme un déchet, signe le début d'une aventure et l'occasion pour Woody de découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet.

Disons le franchement, la trilogie se suffisait à elle-même. Certes Toy Story 4 est un bon film d'animation, on apprécie de retrouver tous ces jouets mais il manque ce qui faisait le charme de cette "histoire de jouets", à savoir la relation avec Andy. 

 

Toutefois, impossible pour le spectateur de résister à l'appel de l'aventure. On retourne avec plaisir dans cet univers, d'autant plus que le réalisateur Josh Cooley parvient à nous faire passer par toutes les émotions.

 

L'humour fonctionne parfaitement et donne lieu à des scènes croustillantes, dont la scène post-générique, avant de laisser la place à un ton plus dramatique et une fin douce-amère qui fait monter les larmes aux yeux. Cooley parvient également à susciter la peur notamment avec des personnages qui donneront des sueurs froides aux automatonophobes (Automatonophobie : peur des poupées de ventriloques).

Si on peut regretter que les nouveaux jouets prennent le pas sur certains personnages iconiques, on est satisfait par les personnages qui arrivent dans ce quatrième volet, notamment le fameux Fourchette en pleine crise existentielle que Pierre Niney double à merveille.

 

En effet, le star-talent au niveau du doublage français fonctionne à peu près même si Jamel Debbouze et Franck Gastambide en font peut-être un peu trop mais en même temps, c'est dans le caractère de leurs personnages. Jean-Philippe Puymartin (Woody) et Richard Darbois (Buzz) sont quant à eux une nouvelle fois parfaits. 

Le film est aussi l'occasion de retrouvailles avec Bo, la bergère, qui a bien changé depuis Toy Story 2 mais quel plaisir de voir une femme forte et indépendante qui, dans un certain sens, reprend en mains les rênes de l'aventure, un peu à l'image de Bonnie qui vient remplacer Andy dans le rôle principal "humain". D'ailleurs, même si on peut s'identifier à plusieurs personnages, force est de constater que les passages avec Bonnie à l'école ou pendant le voyage rappelEront des souvenirs à certains. 

C'est là ce qui fait la force de Toy Story et ce depuis le début, parler aux différentes générations et devenir un film culte pour ces générations, le film regorge d'ailleurs de références aussi bien aux autres productions Pixar qu'à des films connus qui plairont aux amateurs de tout âge. 

Toy Story 4 est un beau film d'animation qui n'arrive cependant pas à la force émotionnelle du troisième opus. Toutefois, il a le mérite de ne pas être la suite de trop même s'il est désormais temps de refermer le coffre à jouets.